Le chien en général

Lundi 8 juin 2009

 
Cet article est un communiqué de l'Office vétérinaire fédéral, que vous trouverez sur le lien http://bvet.kaywa.ch/fr/la-protection-des-animaux/applique-dentaire-pour-prevenir-les-morsures-de-chien-encore-beaucoup-de-questions-ouvertes-.html ainsi que des commentaires des "pour" et des "contre"

Afin de vous faire une idée plus précise nous vous invitons également à visiter le site
www.saciri.ch




De nombreux médias parlent aujourd’hui d’une applique dentaire de la firme Saciri développée pour réduire l’impact des morsures de chien. La vétérinaire comportementaliste Linda Hornisberger a participé à une étude pilote sur ce « dentier pour chiens » avec des experts de l’Université de Bern – pour l’instant avec 4 chiens.


Beaucoup de médias parlent aujourd’hui avec enthousiasme de ce dentier comme « protection contre les morsures ». Mais que peut-on vraiment attendre de cette applique dentaire?


Linda Hornisberger: Je regrette beaucoup l’enthousiasme sans conditions relatée par les médias, car nous avons essayé d’informer de manière nuancée sur l’étude pilote menée à la faculté vétérinaire suisse de Berne. Nous ne savons pas pour l’instant si cette applique dentaire est praticable dans le quotidien. A l’heure actuelle, je pourrais m’imaginer utiliser ce produit tout au plus comme alternative à la muselière, lorsque le chien est tenu en laisse. Cette applique dentaire est certes innovative, mais n’est certainement pas LA solution au problème des chiens dangereux. La socialisation des chiens et la formation des propriétaires restent au centre de la prévention.

 

On peut lire que les chiens qui portent l’applique dentaire ne peuvent plus provoquer de morsures graves. Est-ce que c’est vrai ?


Cela n’est certainement pas exact. L’applique dentaire empêche la pénétration dans la chaire des incisives et des canines. Mais les dents arrières ne sont pas couvertes par l’applique. Or c’est avec elles que les chiens peuvent mordre les os ! De plus, les 4 chiens impliqués dans notre étude étaient toujours capables d’arracher l’applique dentaire, même après un temps d’adaptation de 3 semaines. Les fabricants affirment que cela ne devrait plus être possible avec les nouveaux modèles. Les premiers résultats semblent indiquer que les chiens ont tendance à mordre plus fort avec l’applique et que leur inhibition à la morsure diminue avec le port de l’applique dentaire. Si ces résultats se confirment, ce serait très problématique. C’est un point que nous voulons examiner en détails.

 

L’applique dentaire est présentée comme une « muselière qui respecte le bien-être animal ».


La muselière est une limitation très forte pour le chien. Par exemple, ils ne peuvent plus rien prendre en gueule, ce qui reste possible avec l’applique dentaire. Cependant, les chiens de notre étude salivent beaucoup et essaient toujours d’enlever l’applique dentaire. Il faudra étudier l’applique sur le long terme pour voir comment les chiens peuvent effectivement s’adapter à cet appareil. De plus, une partie des chiens de notre étude ne s’est pas laissé facilement appliquer l’appareil. Pour cette raison, l’emploi de cette applique dentaire pour des chiens particulièrement agressifs ne me semble pas adéquat.

 

Que conseillez-vous à un propriétaire de chien qui souhaite acquérir cette applique dentaire?


Il reste encore beaucoup de questions ouvertes quant à l’utilisation et l’efficacité de cette applique dentaire. C’est pourquoi je conseille la prudence à tous les propriétaires de chien et je les encourage à consulter un spécialiste comportementaliste qualifié avant tout achat. L’applique dentaire peut représenter une bonne solution dans certains cas. Mais il est primordial de récolter plus d’expériences et de conduire des études plus poussées – ce que nous allons faire.

Les spécialistes Linda Hornisberger, Philippe Roux et Peter Schawalder ont contribué à l’étude pilote menée à l’Université de Berne qui a été autorisée par le canton. L’étude est dirigée par Urs Geissbühler.
Par chris
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Lundi 2 février 2009
Suite à la nouvelle loi, l'Office vétérinaire fédéral a édité une brochure pour les nouveaux propriétaires de chiens.

Nouvelles brochures: „J'aimerais avoir un chien" et „L'élevage : une décision qui demande réflexion"

Les futurs propriétaires de chiens doivent désormais connaître les besoins du chien avant son acquisition. De même, ceux qui désirent des chiots doivent bien réfléchir s'ils sont prêts à en assumer les conséquences. Les deux nouvelles brochures de l'Office vétérinaire fédéral (OVF) élaborées en partenariat avec différentes organisations vont aider les propriétaires de chiens.

J'aimerai avoir un chien

L'élevage une décision qui demande réflexion


Les nouvelles dispositions sur la formation sont applicables dès le 1er septembre 2008. Les personnes qui, à cette date, possèdent déjà un chien devront seulement suivre la formation pratique si elles acquièrent un nouvel animal. Par contre, celui ou celle qui acquiert un chien en automne 2008 devra suivre à la fois une formation théorique et pratique jusqu'au 1er septembre 2010 au plus tard.

Le club du BA Martigny est habilité à donner ces cours. Pour toute question s'informer auprès de Madeleine Vallotton, Tél. 027 722 36 92 ou 079 658 67 92
e-mail madeleinevallotton(at)mycable.ch

Par chris
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Jeudi 5 juin 2008
Pour le plaisir, je vais vous faire partager un blog que je trouve génial !



Qui n'a pas rêvé d'une petite maison de rondins dans les bois avec pour compagnie un chat et ... un coyote ! :-)

Celà se passe au Wyoming, Etats-Unis d'Amérique. Un état assez sauvage ou les coyotes sont nombreux et pourchassés (500 tués en 1 mois). Pas de réglement non plus pour interdire d'en faire un animal de compagnie.

Charlie est le seul suvivant de 11 petits coyotes et bien qu'affaibli et bourré de puces il a survécu ... dans le lit de sa maîtresse, photographe de profession. Ce qui nous vaut de bien belles photos.

Le site est en anglais mais en copiant le lien du blog dans les outils linguistiques de google, vous pourrez assez facilement comprendre le récit de la vie de Charlie.

Quelques photos pour vous faire envie :








Par chris
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Vendredi 9 mai 2008
L'office vétérinaire fédéral a mis en consultation son projet d'ordonnance concernant la loi sur la protection des animaux.

Les associations concernées (dont la SCS) ont jusqu'au 11 juin pour faire parvenir leur prise de position.

Voici le texte concernant le permis :

Section 2 Formation et détention des chiens

Art. 34 Objectif de la formation

1 L’objectif de la formation visée à l’art. 68, al. 1, OPAn est la sensibilisation du futur détenteur de chien à une détention des chiens à la fois conforme aux exigences de la protection des animaux et respectueuse de l’environnement

2 L'objectif de la formation visée à l'art. 68, al. 2, OPAn c'est que la personne responsable de la garde de l'animal
acquiert les connaissances lui permettant  d'éduquer son chien conformément aux exigences de l'animal, d'interpréter les principales expressions du chien et de promener son chien en ayant des égards pour l'environnement.


Art. 35 Forme et durée de la formation

1 La formation visée à l’art. 34, al. 1 est donnée sous forme de cours théorique d’une
durée d’au moins 5 heures.

2 La formation visée à l’art. 34, al. 2 est donnée sous forme d’un cours assorti
d’exercices pratiques à raison de cinq séances, que doit suivre, avec son animal,
toute personne responsable de la garde du chien.

Art. 36 Contenu de la formation

1 La formation visée à l’art. 34, al. 1, permet d’acquérir des connaissances de base
de la législation, des besoins spécifiques à l’espèce, des utilisations courantes de la
race, du comportement social du chien, de son alimentation, des soins à lui
prodiguer et de l’aménagement de son environnement de vie pour qu’il soit
conforme aux besoins de l’animal.

2 La formation visée à l’art. 34, al. 2, permet 

a. d’acquérir les aptitudes pratiques permettant d’avoir la maîtrise de son chien
dans les situations de tous les jours ; 

b. d’acquérir des connaissances dans la manière de traiter et d’éduquer
correctement les chiens, de reconnaître des signaux corporels de menace,
d’attaque, d’insécurité ou de soumission, et de savoir quand il faut consulter
un spécialiste en cas de problème de comportement du chien.


Toutes les ordonnances sur link
Par chris
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Jeudi 24 avril 2008

Voilà, une belle loi toute neuve !


Outre l'introduction du permis pour chien et l'amélioration des conditions de détention, la loi intervient aussi en réglementant le travail de défense. Reste, que le délai accordé aux instances qui seront chargées de mettre sur pied les cours prévus par le permis, est court !  Ces instances seront très certainement les clubs SCS; seront-ils tous à même de faire face à la demande ? Des nouveaux moniteurs devront être formés; comment et dans quels délais ?

Seulement les nouveaux propriétaires !!!!

Les personnes prouvant qu’elles ont déjà détenu un chien en sont dispensées (cours théorique).
Dans l’année suivant l’acquisition du chien, le détenteur doit fournir la preuve qu’il contrôle son chien dans les situations quotidiennes -  par le brevet pour propriétaires de chiens mis en oeuvre par la SCS ?

Vous pouvez intervenir et donner votre avis directement sur le
blog de l'Office vétérinaire fédéral.

Berne, 23.04.2008 - Le Conseil fédéral a fixé aujourd'hui une nouvelle base à la protection des animaux. Il mise notamment sur l'information et la formation des éleveurs et des propriétaires d'animaux. A l'avenir, toute personne qui s'occupe d'animaux devra connaître leurs besoins en suivant des cours ou en s'informant. L'Office vétérinaire fédéral (OVF) lance à cet effet une vaste campagne d'information « Mon animal, j'en prends soin !». L'ordonnance sur la protection des animaux adoptée aujourd'hui par le Conseil fédéral entrera en vigueur le 1er septembre 2008 en même temps que la loi correspondante adoptée fin 2005.



Un temps d’adaptation !
Les cours canins doivent se mettre en place, c’est pourquoi, les nouveaux propriétaires de chiens bénéficient d’un délai transitoire : celui qui acquiert un chien après le 1er septembre 2008 aura jusqu’au 1er septembre 2010 pour remplir ses obligations de formation.
Mon chien, j’en prends soin !

La formation obligatoire pour les futurs propriétaires de chien est la principale nouveauté canine de la nouvelle Ordonnance sur la protection des animaux. L’objectif est une meilleure compréhension des besoins de l’animal, ainsi que des comportements du chien et des situations à risque – avec au bout du compte, plus de bien-être pour l’animal et plus de sécurité pour l’homme.

Vous aimeriez avoir un chien ? A partir de 2010, vous devrez suivre une formation théorique avant de l'acquérir. Ensuite, vous allez suivre avec votre chien une formation pratique dans la première année qui suit l’acquisition du chien. Vous apprendrez à connaître les besoins et les comportements de votre chien et à contrôler votre animal dans toutes les situations de la vie quotidienne.

Les nouvelles dispositions sur la formation sont applicables dès le 1er septembre 2008. Les personnes qui, à cette date, possèdent déjà un chien devront seulement suivre la formation pratique si elles acquièrent un nouvel animal. Par contre, celui ou celle qui acquiert un chien en automne 2008 devra suivre à la fois une formation théorique et pratique avant le 1er septembre 2010 au plus tard.

Uniquement des cours reconnus

Attention ! Tout le monde ne peut pas s’autoproclamer formateur canin. Seuls les formateurs qui auront rempli les critères strictes définis par l’Office vétérinaire fédéral (OVF) pourront délivrer une attestation de compétences reconnue. Ces critères seront définis dans les mois qui viennent dans une ordonnance. La liste des organisations reconnues par l’OVF comme prestataires de cours sera publiée sur Internet.

Pas pour les propriétaires actuels

Les propriétaires de chien actuels ne sont pas concernés par cette mesure pour des raisons pratiques. Mais n’hésitez pas à profiter de l’offre en cours de qualité ! Bien connaître les besoins de son chien, être en mesure de le contrôler quelle que soit la situation, c’est un avantage pour le maître comme pour l’animal.

Plus de sécurité

La formation obligatoire vient s’ajouter à l’enregistrement obligatoire des chiens déjà en vigueur, ainsi qu’à l’interdiction de sélectionner des chiens selon des critères d’agressivité et à l’annonce obligatoire des accidents par morsures. C’est ainsi un paquet de mesures visant à améliorer la sécurité qui est mis en place au niveau national.

Du mouvement pour les chiens à l’attache !

La nouvelle ordonnance précise aussi certains points qui n’étaient pas explicites dans l’ancienne mouture.
Par exemple, s’il était interdit de détenir constamment des chiens à l’attache, il est aujourd’hui précisé que les chiens à l’attache doivent pouvoir s’ébattre en liberté au moins 5 heures par jour. De même, si la socialisation était déjà mentionnée dans l’ancienne ordonnance, les articles ont été précisés.
Par exemple, il est stipulé que les chiots ne doivent pas être séparés de leur mère avant l’âge de 56 jours.

Le travail de défense sous la loupe

Le travail de défense du maître est en principe interdit, car il implique un entraînement à l’attaque. Il est cependant permis pour les chiens d’intervention utilisés par l’armée ou la police par exemple. Il est également permis pour les chiens destinés aux compétitions sportives. Dans ce cas, la formation doit être dispensée par des organisations agréées par l’OVF selon un règlement de formation et d’examen approuvé par l’OVF.


Les conditions pour la formation obligatoire vont être élaborées dans les prochains mois.
Restez informé ! Surfez régulièrement sur le site « Mon animal, j’en prends soin ! »
www.monanimaljenprendssoin.ch et abonnez-vous à la Newsletter « Actu Animal de compagnie ».

C'est déjà la "jungle" des informations....


Parce que mon chien, j’en prends soin !

Lien sur la page de l'OVF

Brochure d'information pdf

Ordonnance sur la protection des animaux
Par chris
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Jeudi 27 mars 2008

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L’Office vétérinaire fédéral a ouvert aujourd’hui son blog. Le premier article se demande pourquoi, après avoir fait si souvent la Une, la grippe aviaire ne génère aujourd’hui qu’une relative indifférence. Grâce à ce « journal en ligne », l’OVF souhaite pouvoir communiquer ses opinions et ses réflexions d’une manière plus directe et susciter la discussion dans le public. Le blog de l'OVF est lancé à titre d'essai pour six mois au terme desquels il sera évalué.



Chiens dangereux, protection des animaux, grippe aviaire - les sujets portant sur les animaux provoquent souvent de vives réactions dans l'opinion. Dans un contexte aussi émotionnel, il est particulièrement important de pouvoir expliquer de façon claire et sereine les intentions et les réflexions qui sous-tendent la position adoptée ou les décisions prises.

Le site Internet standard de l'OVF, ses communiqués de presse et ses organes officiels de publication conviennent à une communication essentiellement factuelle. Par contre, lorsqu'il s'agit d'expliquer le pourquoi d'une décision, d'apporter un éclairage sur une problématique ou de présenter des informations émanant de tiers, ces instruments ne sont plus adaptés. C'est, au contraire, le cas du blog que l'OVF comprend comme un espace d'échanges et de discussion dans un site Internet normalement voué à la transmission non interactive d'informations factuelles.

Les articles seront publiés de façon irrégulière. Les lecteurs peuvent s'y abonner ou y réagir en postant des commentaires. Le blog de l'OVF est disponible en français et en allemand sous http://blog.bvet.admin.ch


Quelques liens en relation :

On vous y expliquera que faire si vous trouvez un animal ou si vous perdez le vôtre.

 

Loi fédérale sur la protection des animaux

Office vétérinaire fédéral - tout sur les chiens

Office vétérinaire fédéral - voyager avec son animal de compagnie

Office vétérinaire fédéral - animaux de compagnie
Par chris
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Dimanche 9 mars 2008
Quand j’avais 12-13 ans (et pas de chien... mis à part les BA de travail de mon père) mon idole était Konrad Lorenz que j’avais découvert à la bibliothèque des jeunes et dont j’ai dévoré plusieurs fois tous les livres ; y compris ses observations sur les oies sauvages.
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Il est tombé en désuétude quand on a découvert, en même temps que la génétique moderne, que tous les chiens ont comme ancêtre le loup alors que lui  les avait classés en 2 groupes; ceux dont l’ancêtre était le chacal et ceux qui descendaient du loup… Mais çà n'enlève rien à la justesse de ses observations ni à sa sensibilité et à son amour de toutes les bêtes.

J’ai retrouvé récemment dans ma cave un de ses ouvrages « tous les chiens, tous les chats » et là… surprise ! Les éthologues et comportementalistes modernes n’ont rien inventé ; Il en avait déjà compris un bout !

Déjà, parler dans le même livre de chiens et de chats…il prenait des risques :-)  Mais il se contente de dire :

«Je considère que la sympathie pour les deux espèces, la juste appréciation de leurs vertus spécifiques, est la pierre de touche du véritable amour des bêtes et de leur véritable compréhension.»

Ensuite, bien des choses ont dû paraître bizarres aux gens de l’époque. Comme : «C’est une erreur fondamentale que de croire la punition plus efficace que la récompense».

Si certaines paroles sont avant-gardistes, d’autres sont résolument de son époque : « En ce qui concerne le châtiment corporel, le même principe s’applique à l’éducation des enfants et à celle des chiens : ne le laisser administrer que par quelqu’un qui a assez de tendresse pour en souffrir finalement davantage que le coupable».
Pondéré par : «Quand à l’importance de la peine, elle doit être fixée avec énormément d’intuition et de connaissance des chiens. La sensibilité à la punition varie considérablement selon les individus, et une simple tape peut être plus grave pour un chien nerveux et impressionnable qu’une bonne raclée pour un chien costaud».

Il nous rappelle aussi certains préceptes : « Chaque leçon doit être brève et interrompue dès qu’on observe les signes d’une diminution d’enthousiasme. Il faut à tout prix que l’animal ait le sentiment que tel ou tel exercice n’est pas une obligation, mais une faveur. »

Dans le chapitre « Moeurs des chiens », il nous fait découvrir ses observations sur les rencontres entre chiens, à une époque où nos compagnons poilus pouvaient encore courir librement la campagne accompagnés parfois d’enfants dépenaillés. Manger les poules du voisin ou égratigner la jambe d’un intrus ne faisait pas la une des journaux...

Quand il parle des éleveurs, çà donne : «J’ai une si mauvaise opinion de l’élevage moderne, avec son obsession de l’esthétique qui ne tient aucun compte de l’intelligence que j’aurais tendance à conseiller à mon débutant de ne pas prendre un chien au trop « bon » pedigree. Il y a moins de chance de trouver dans un bâtard de la nervosité et des déficiences mentales, que dans un chien qui a huit champions dans son pedigree. Toutefois, un berger allemand doit toujours être acheté dans un élevage spécialisé, et là un certificat d’origine attestant une illustre ascendance a une valeur réelle et pratique… ». De ce côté-là, il y a heureusement maintenant des éleveurs de "lignées travail" qui ont compris que le mental compte autant, si çà n'est plus que la beauté.

Il est aussi très lucide quand il dit : « Le seul amour des bêtes qui soit parfaitement beau et édifiant est celui qui procède de l’amour de l’humanité. Seuls les êtres capables de cette attitude-là peuvent donner leur affection aux bêtes sans courir un danger moral. L’être humain qui, à force de déceptions et d’amertume devant la faiblesse humaine, retire son amitié aux hommes et la reconvertit en amour des chiens et des chats, commet un véritable péché. La haine de l’humanité et l’amour des bêtes forment une épouvantable combinaison. »

Et il y en encore plein d'autres chapitres, très intéressants et pas du tout passés de mode ...



Konrad Lorenz naît à Vienne en 1903. Il fait des études de médecine et à trente-quatre ans, enseigne la psychologie animale et l’anatomie comparée à Vienne pendant trois ans. Il devient professeur à l’université de Königsberg en 1940. Il dirige l’institut d ’éthologie comparée d ’Altenberg de 1949 à 1951, l’institut Max-Planck de physiologie du comportement de Buldern (1951-1954) puis celui de Seewiesen (1954). Ses travaux sont couronnés par le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1963. Il décède à Altenberg en 1989.

                 
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Pour comprendre les différents courants de la psychologie animale, je vous conseille d'aller voir sur ce site.
Par chris
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Dimanche 9 mars 2008
Connaissez-vous le "Tellington-Jones Every animal Méthode" ou plus simplement le  TT Touch ?

Qui a créé cette méthode ?

C'est Linda Tellington-Jones qui est  créatrice de cette méthode, elle  a grandi au Canada avant de venir s’installer aux USA. Elle vit actuellement à Hawaii.
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En 1974, elle fait la découverte de la méthode Feldenkrais qu’elle étudiera jusqu’en 1977. Il s’agit d’une technique qui stimule, dans une certaine mesure, le système nerveux central de l’individu.  Le but est d’annuler certaines habitudes ou gestes spontanés négatifs pour les remplacer par des attitudes positives. Nous utilisons qu’une infime partie de notre cerveau, alors qu’avec la méthode Feldenkrais, il est possible de faire entrer en fonction  de nouvelles cellules.  Linda a été très marquée par cette méthode. Elle fut également inspirée dans ses recherches,  par les travaux du Dr Charles Sherrington, citoyen anglais. Linda était fascinée par sa théorie sur l’intelligence des cellules. Etant très proche de la gent animale, elle a entreprit de longues recherches afin de trouver  un moyen d’adapter ces techniques aux animaux. Sa détermination a finalement été récompensée puisqu’en 1978, cette méthode qui porte son nom, a pu voir le jour en Amérique.

Depuis, les chiens et les autres animaux domestiques ou sauvages peuvent bénéficier de cette méthode  qui est appliquée dans une trentaine de pays par des vétérinaires, des éleveurs, dans des zoos, dans des organisations de protection des animaux ainsi que dans le cadre de la réhabilitation des animaux sauvages.

Mais que peut apporter le TTouch à votre chien ?

La méthode Tellington donne la possibilité d’effacer des souvenirs traumatiques ou physiques. Le sujet est plus réceptif  et ses facultés à apprendre sont améliorées. Le cerveau apprend à trouver de nouvelles solutions, plutôt que de réagir par automatisme.

Cette méthode améliore la qualité de vie des sujets âgés, influence favorablement la phase de socialisation des chiots en les rendant plus réceptifs et aptes à apprendre. Elle aide à établir la confiance et combat la nervosité, le stress, l’agressivité, l’hyperactivité, les différentes peurs, le manque d’assurance etc. Avec la méthode Tellington vous approfondissez la relation avec votre chien. Les effets sont nombreux et divers. En un mot, avec la pratique du TT.E.A.M,  vous avez la possibilité de donner ou redonner un équilibre à votre chien.


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En quoi consistent les exercices ?

La méthode T.Touch comprend 2 phases bien distinctes, soit : un travail sur le corps de l’animal et un travail non moins important d’exercices de conduite. La première phase,  comporte toute la série de Touches qui  agissent directement sur les centres nerveux.
 
La deuxième phase comprend les exercices de conduite,  avec des aides diverses. C’est dans ces exercices, très importants et indispensables que l’on pourra équilibrer et canaliser les réflexes du chien, en le dirigeant à travers des obstacles ou autres difficultés au moyen des aides telles que laisse d’équilibre, halti, harnais, tee-shirt, bandages etc.  Ces différents  accessoires font souvent sourire certains participants plutôt sceptiques.  Pourtant, ces derniers sont bien obligés de se rendre à l’évidence, lorsqu’ils aperçoivent  les chiens se calmer, parfois même assez rapidement,  sous l’effet de ces différentes aides.

Ce qu’il ne faut jamais oublier c’est que la patience et de la persévérance sont indispensables pour obtenir un résultat. Mais quelle joie, lorsque la réussite est au bout du chemin, qu’un contact a pu être établi, qu’un équilibre est retrouvé !

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Les  cours

C'est en l'an 2000,  à St Légier, que le premier cours d'initiation a été donné en Suisse romande par Lisa Buergin de Bâle,  une des premières élèves de Linda Tellington. 

Dès 2001, ces cours se sont déplacés à Sapinhaut en Valais. Depuis, Lisa Buergin  nous propose 3 week-ends par année dans cette magnifique région valaisanne. Cet endroit a été choisi, d’abord,  parce qu’il est possible de travailler et de  loger avec tous les chiens sur place, ce qui est très agréable, mais vraiment pas évident partout ! En plus, c’est un endroit merveilleux, situé à 900 m d’altitude, enfoui dans la forêt avec une vue splendide sur la plaine du Rhône, à la fois près et loin de tout. Les participants peuvent y travailler dans une ambiance de calme  et de paix, l’enseignement n’en est que plus positif. En plus, il n’y a  aucun  soucis à avoir, concernant l’intendance ou le retour à la maison le samedi soir, puisqu’il y a possibilité, pour une somme  très  modique, de loger et manger sur place.

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Les différents degrés :

Le cours degré 1 est un cours d’initiation, destiné à tout débutant, il représente une bonne base qui permettra déjà   de travailler  sur son propre chien.

Le cours degré 2 est fréquenté par des propriétaires privés, mais aussi par des responsables de chenil ou club. Le cours no 1 y est revu, les connaissances acquises fixées, des corrections ou précisions apportées et de nouvelles variantes de la méthode sont démontrées.

Le degré 3 : Là, nous retrouvons  les mordus qui pratiquent régulièrement cette méthode  et qui se retrouvent dans une pension ou home pour chiens afin d'enrichir et peaufiner leur savoir avec des chiens inconnus.

Il est à souhaiter que les clubs, petit à petit, s’intéressent à cette méthode qui ne peut que leur apporter un support très intéressant dans certains cas difficiles. Même un chien n’ayant aucun problème particulier, peut bénéficier, un jour, des bienfaits du TTouch, car même  bien portant, il n’est jamais à l’abri d’un accident, d’un choc ou d’un problème de santé. Si son maître sait réagir en intervenant  au bon moment, il peut éviter ou atténuer des répercutions négatives qui pourraient faire suite à ces diverses situations, parfois très stressantes.

Tous renseignements peuvent être pris à l'adresse ci-dessous :

Madeleine VALLOTTON - Catogne 6  1920  Martigny /  tél. 027 722 36 92  079 658 67 92
madeleinevallotton@mycable.ch



Dates des prochains cours 2008  :

Cours 1  initiation :        12 et 13 avril     ou    14 et 15 juin

Cours 2  suite :        30 et 31 août
Par chris
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Lundi 25 février 2008
392645197222222_____f12_vitesse.jpg                                                           Campagne LGPA contre initiative anti-chiens


Suite à la récente votation (qui comporte notamment un article aberrant où le poids du chien est pris en compte !!!) dans le canton de Genève,  voici quelques chiffres du seul canton qui n'a pas de loi anti-chiens mais a tout axé sur la prévention; et celà depuis 2002.

Normalement, le canton du Valais devrait sortir une statistique similaire pour 2007, année de l'entrée en vigueur de la déclaration obligatoire des cas de morsures.

Les chiffres de Neuchâtel démontrent clairement une diminution des cas et surtout, détaillent bien les situations où il y a eu morsure, ce qui est bien plus important que la race... ou le poids pour trouver des solutions.

C'est clair, la première des choses est une bonne sélection à l'élevage, une bonne socialisation et une bonne éducation. C'est dommage qu'on ne dispose pas d'une statistique de l'évolution du nombre de chiens passant par l'école des chiots et les cours d'éducation; je pense que celà pourrait être aussi significatif de la diminution du nombre de morsures.

                                                      IMG_1828_2.jpg
Petite précision : ceci est la photo d'un chien de petite taille, en train de jouer à attraper sa balle, juste pour montrer qu'une photo peut être "détournée" facilement pour faire croire à un chien féroce... Pour ceux qui ne me croient pas, allez voir les vidéos sur les zones et l'en-avant... c'est le même chien et il n'a vraiment rien de féroce ;-)


Pour ce qui est de Neuchâtel, la seule statistique concernant le chien lui-même qui explique, en partie, la diminution du nombre de morsures est celle des récidivistes (et je trouve le chiffre élevé !!!).

Lorsqu’un chien a mordu, le risque de récidive est plus élevé́.
En effet, alors que seul 1% de la population canine mord par année, 27% de ces chiens sont des récidivistes.
Cependant, grâce aux mesures de prévention instaurées dans le canton depuis 2002,
le nombre de récidives a chuté́ de 38% à 23%.

Mais pour ceux qui doutent de l'efficacité de la prévention, les chiffres sont éloquents :

Dans le canton de Neuchâtel, depuis l’introduction
d’un programme de prévention dans les écoles (PAM, prévention des accidents par
morsures de chiens), le nombre d’enfants mordus par un chien connu a diminué́ de
31%, de même que le nombre total de morsures sur les enfants (-16%).

IMG_1396.jpg

Et puis 45 % des morsures pourraient simplement être évitées...

Dans 45% des accidents,
le chien a manifesté son intention d’agression
(grognements, aboiements, attitude menaçante, etc.).
Prés de la moitié des accidents
pourraient être évités, si la victime savait reconnaître les avertissements donnés par le
chien
.


Vous trouverez içi les statistiques commentées 2002-2006 , les chiffres 2002-2006 et les chiffres détaillés 2006
Par chris
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Jeudi 14 février 2008
Signaux calmants - l'art de la survie  


Les animaux qui vivent en meute doivent pouvoir communiquer entre-eux avec leur propre langage.  C'est essentiel pour pouvoir chasser efficacement en groupe,  élever leur progéniture ou tout simplement vivre en paix les uns avec les autres.  Les conflits sont dangereux au sein d'une meute car ils causent des dommages physiques et affaiblissent le groupe, les mettant ainsi tous en danger de mort.  Ils doivent donc être évités.

Les chiens vivent dans un monde sensoriel: perceptions visuelles, olfactives, auditives, gustatives.  Ils perçoivent facilement les minuscules détails comme un signal rapide, un léger changement de comportement de l'autre individu.  Leurs sens sont tellement sensibles aux signaux émis par l'autre que, par exemple, un cheval peut être formé pour suivre la contraction dans nos pupilles et un chien peut répondre à répondre à un chuchotement.  Nul besoin de crier ses ordres ou de rendre la tonalité de notre voix grave pour sembler fâcher.

Les chiens ont environ 30 signaux calmants, peut-être plus encore. Certains chiens en utilisent quelques uns alors que d'autres ont un 'vocabulaire' incroyablement riche.  Ca varie d’un chien à l'autre.



 
Le problème qui se pose.

Les chiens emploient ce système de communication avec nous, les humains, simplement parce que c'est la langue qu'ils connaissent et ils pensent que tout le monde la comprend.
 
Ne pas voir que votre chien vous envoie des signaux et le punir parfois dans l'expression même de ces signaux, risque de faire basculer votre chien dans un état de maladie.  Certains peuvent simplement s’épuiser à donner les signaux calmants, d'autres peuvent devenir si désespéré et frustré qu’ils développent de l’agressivité.  Les chiots et les jeunes chiens peuvent réellement entrer en état de choc.

Prenons l'exemple du père de famille qui appelle son chiot.  Il sait que, dans le groupe, il doit apparaître comme strict et dominant de sorte que le jeune chien comprenne qu'il est le leader. Le chiot trouve la voix du mâle assez agressive et, étant un chien, il envoie immédiatement, à son maître, un signal calmant afin de faire retomber son agressivité. Il va, par exemple se lécher le nez, bâiller, tourner en rond, ce qui aura comme conséquence que le maître va se fâcher, pensant que le chiot est têtu et désobéissant. Le chiot sera puni d'avoir envoyé des signaux d'apaisement à cause de la mauvaise interprétation de ces signaux par le maître. C'est un exemple typique de ce qui se produit très régulièrement.

Nous devons apprendre à comprendre la langue des chiens de sorte que nous puissions comprendre ce qu'ils veulent nous dire.

C'est le secret d'une vie commune harmonieuse !



Quelques exemples de signaux et leur interprétation :



Bâillement:

Le chien peut bâiller quand quelqu'un se penche sur lui ou quand vous semblez fâché ou quand on crie, par exemple an cas de dispute dans la famille.  Cela peut aussi lui arriver quand il est dans le cabinet du vétérinaire, mais aussi quand vous demandez au chien de faire quelque chose qu’il ne comprend pas ou quand vos sessions de travail sont trop longues et que le chien est fatigué ou encore quand vous dites "NON" sans autre ordre.

Le chien peut aussi bâiller quand il est excité et joyeux - par exemple devant la porte quand vous êtes sur le point de faire une promenade.

Le bâillement d'apaisement apparaîtra en cas de situations menaçantes: quand on fonce sur lui à pas rapides, quand on se penche sur lui, quand on le regarde fixement dans les yeux, etc.  Si le bâillement est très fréquent comme signal d'apaisement, il n'est vraiment pas le seul.

Tous les chiens connaissent ces signaux: ils sont "internationaux et universels". Les chiens partout dans le monde ont le même langage.  Un chien du Pôle Nord sera compris par un berger de Chine qui vit dans le village isolé de Sart-lez-Spa. Ils n'auront aucun problème de transmission !


Léchage :

Le léchage de ses propres babines est un signal souvent employé, particulièrement par les chiens noirs.  Il est plus difficile de voir ce comportement avec des chiens dont les gueules sont fort poilues, ou d'autres qui ont des expressions faciales spéciales à cause de leurs yeux exorbitants ou de leur nez très courts ou très longs. Mais n'importe qui peut employer le léchage: tous les chiens le comprennent.  Il se produit plus fréquemment quand le chien est de face mais aussi quand on est à l’écart, plus tranquille.  Une fois que vous avez appris à reconnaître le léchage, vous pourrez l'observer également quand le chien est en mouvement.

Parfois ce n’est pas plus qu’une lèche très rapide, le bout de la langue est à peine visible en dehors de la bouche et disparaît très vite. Mais c'est suffisant pour que les autres chiens le voient. A tout signal émis, le chien en reçoit un en retour.


Détourner la tête :

Le chien peut tourner sa tête légèrement sur un côté, ou la tourner complètement vers son dos et sa queue quand il se trouve devant le chien à apaiser. C'est l'un des signaux que vous pouvez voir le plus chez les chiens.

Il utilisera cette posture si quelqu'un s'approche de face, si vous semblez fâché, agressif ou menaçant, si vous vous pliez au-dessus de lui pour le frotter par exemple, quand vous le faites travailler trop longtemps, quand il sera pris par surprise, quand quelqu'un le regardera fixement d'une manière menaçante.

Dans la plupart des cas, ce signal apaisera l’autre chien. C'est une manière fantastique pour lui de résoudre des conflits.  Elle est employée régulièrement par tous les chiens, s'ils ont le rang de chiots ou d'adultes, hiérarchiquement élevés ou subalternes. Permettez à votre chien de l'employer ! Les chiens sont des experts pour résoudre ou éviter des conflits.  Si le conflit est déjà présent, les chiens sauront comment le stopper.


Derrière en l'air (position d'arc)  :

La posture penchée, pattes avant au sol et derrière en l’air, peut être une invitation au jeu si le chien déplace ses pattes, à gauche et à droite, d'une façon espiègle.  Il peut aussi utiliser cette position pour calmer, pour apaiser.  Ces signaux ont souvent une double signification.  Souvent l'invitation au jeu est un signal calmant par lui-même parce que le chien potentiellement dangereux s’apaise et se détourne en étant sûr de lui.

Récemment, dans une classe chiots, au départ, l'un d'entre eux avait peur des autres. Les autres l'ont laissé seul et ont respecté sa crainte. À la fin, il osait s'approcher des autres.  Il prenait alors une posture de jeu dès qu'un des autres chiens le regardait. C'était une combinaison évidente de la légère crainte des autres et de l'envie de jouer.

Si deux chiens s'approchent trop brusquement l'un de l'autre, vous verrez souvent qu'ils prennent 1 posture de jeu.  C'est l'un des signaux faciles à voir, parce que le chien adopte une position en arc pendant quelques secondes, ce qui nous permet de l'observer.


Reniflement du sol :

Le reniflement de la terre est un signal fréquemment utilisé. Dans les groupes de chiots, vous le verrez souvent mais également quand vous vous promenez avec votre chien et que quelqu'un s'approche.  Vous le verrez également si votre chien se trouve dans un endroit bruyant ou s'il se trouve en présence d'objets qu'il ne connaît pas.

Le reniflement de la terre peut n'être qu'un mouvement rapide du nez vers le sol ou être plus soutenu.  Le chien va coller son nez au sol et au reniflement sans arrêt pendant plusieurs minutes.

Est-ce que quelqu'un s'approche de vous, sur le trottoir ? Observez votre chien. A-t-il baissé sa tête, nez au sol, même légèrement ? A-t-il présenté son côté à celui qui s'approchait et a-t-il reniflé le côté de la route ?

Naturellement, les chiens reniflent beaucoup. Des chiens sont préprogrammés pour employer leurs nez et c'est leur activité préférée. Mais cela peut correspondre à un signal d'apaisement.  Cela dépend de la situation. Prêtez-y attention et essayer de trouver dans quelles situations votre chien renifle le sol!


Déplacement lent :

La course ou une démarche rapide seront interprétées comme menaçantes pour beaucoup de chiens, et il arrive qu'ils veuillent stopper ce mouvement.  Cela répond à un comportement de prédation (comme quand il chasse). Si quelqu'un fonce  directement sur un chien, celui-ci va le vivre comme une menace et réagir pour se défendre.

Un chien qui n'est pas sûr de lui va choisir de se déplacer lentement. De même si vous voulez rassurer un chien, déplacez-vous lentement aussi. Quand je constate qu'un chien m'envoie un signal d'apaisement, je réponds immédiatement en me déplaçant plus lentement.

Votre chien vient-il très lentement quand vous l'appelez?  Si oui, vérifiez le ton de votre voix - semblez-vous fâché ou strict?  Cela pourrait expliquer qu'il veuille vous apaiser en marchant lentement.
 
Vous êtes vous déjà fâché sur lui alors qu'il venait vers vous?  Cela expliquerait qu'il ne vous fasse plus confiance.

Le mettez-vous en laisse chaque fois qu'il revient?

Observez votre chien la prochaine fois que vous l'appelez. Vous donne-t-il des signaux apaisants en venant? Si, par exemple, il se déplace lentement, vous pouvez  réagir pour le mettre à l'aise.


Chien qui se fige, comme s'il était gelé :

"Se figer" ou "se geler" est le terme que nous utilisons pour expliquer que le chien s'arrête, tout en se tenant complètement raide, fixe et qu'il reste dans cette position. Ce comportement semble être lié au comportement de prédation: quand la proie bouge, le chien attaque; quand la proie s'immobilise, le chien aussi. Nous pouvons souvent voir ça quand les chiens chassent des chats. Mais ce comportement peut apparaître dans diverses situations. Quand vous vous fâchez et devenez agressif et menaçant, le chien va souvent "se figer".  Il restera immobile pour essayer de vous amadouer.

Ce qui se voit aussi, c'est un chien qui marche lentement, se fige, et puis reprend son déplacement lent.  Beaucoup de propriétaires croient qu'ils ont un chien très obéissant qui s'assied, se couche ou reste bien calme.  Peut-être leur chien utilise-t-il des signaux calmants? Très souvent un chien s'arrêtera et restera calme à l'approche de quelqu'un.

Si votre chien veut se figer ou se déplacer lentement dans une situation bien précise,  laissez-le.  Sachez que, si votre chien est acculé et dans une situation de conflit, avec un humain ou un autre chien, la solution du chien pourra être de se figer.  Cela devrait  calmer l'autre chien ou la personne.


Lever une patte :

Je n'ai constaté que rarement ce signal qui consiste à lever une patte mais cela avait clairement un effet calmant sur les autres chiens.
 
S'asseoir, ou mieux encore, s'asseoir dos tourné - par exemple en tournant le dos à son propriétaire - a un effet très calmant.  Cela arrive souvent quand un chien veut en calmer un autre qui s'approche trop rapidement.  Les chiens peuvent s'asseoir, dos tourné, quand le maître leur semble trop strict ou fâché.


Marcher en formant une courbe :

Ce signal calmant est souvent employé.  On peut trouver une explication au fait qu'un chien en laisse soit agressif quand il en rencontre d'autres.  Spontanément, à l'approche d'un autre chien, d'un groupe de chien ou de personnes, le chien voudrait décrire une courbe mais le maître le force à avancer en ligne droite, en le tenant par la laisse.  Instinctivement, le chien sait que ce n'est pas la bonne façon de procéder, il s'agite, s'impatiente et est sur la défensive.  Il se précipite alors sur les autres chiens.  Par la suite, il peut devenir agressif à chaque rencontre.

Si on donne la possibilité au chien de se déplacer librement et de bouger comme il le veut, il va décrire une courbe autour de l'autre en gardant ses distances. D'où l'intérêt de pouvoir promener son chien avec une laisse lâche ou même sans laisse.

Certains chiens ont besoin de grandes courbes, alors que d'autres doivent simplement marcher légèrement incurvé.  Permettez au chien de faire ce qui lui semble correct et confortable.. Par après, si vous voulez , vous pouvez lui apprendre à passer plus près des autres chiens.

A l'approche d'un autre chien ou d'un groupe de chiens, n'exigez pas un passage en marche au pied où il devrait allez directement au contact.  Donnez-lui une chance de marcher en décrivant une courbe.  Si vous tenez la laisse suffisamment lâche, vous lui donnerez l'occasion de  décider et souvent vous verrez que le chien choisira de s'éloigner  mais ne deviendra pas hystérique.

De la même façon, si un chien se montre impatient ou agressif, ne vous dirigez pas sur lui en ligne droite mais faites une grande courbe.


D'autres signaux apaisants :

Nous avons parlé de quelques signaux apaisants les plus communs. Il en existe à peu près 30. Je vais encore vous en citer quelques uns, assez brièvement, pour que vous puissiez faire quelques observations supplémentaires :
 
  • "Sourire", en retirant les coins de la bouche vers le haut et, ou en montrant les dents comme dans une grimace.
  • Claquer les lèvres.
  • Remuer la queue: en cas d'inquiétude,  le balancement de la queue n'est pas une expression de bonheur, mais plutôt une tentative d'apaisement.
  • Uriner sur soi: le chien va se recroqueviller et ramper vers son propriétaire.  En même temps, il va onduler de la queue et faire pipi.  Plusieurs signes clairs de crainte et de tentative d'apaisement.
  • Vouloir sauter à hauteur de votre visage et lécher les coins de votre bouche.
  • Rendre le visage rond et lisse avec les oreilles abaissées afin de ressembler à un chiot (on est moins violent avec un chiot).
  • Figé, ventre au sol.  C'est différent de la position de soumission qui consiste à se figer, ventre en l'air.

Il y a encore beaucoup de signaux calmants qui seront utilisés en combinaison avec d'autres.  Par exemple, un chien peut uriner pendant qu'il  tourne dos.  Ces deux signaux combinés pourront, par exemple, clairement calmer un chien adolescent ennuyant.
 
Quelques chiens adultes réagissent encore comme des chiots, en sautant et en gesticulant dans tous les sens.  S'ils se retrouvent près d'un chien craintif, ils interpréteront ce comportement et il aura un effet calmant.


En cas de rencontre :

Quand deux chiens étrangers vont se rencontrer, ils ne montreront presque jamais de signes de forte soumission ou de forte dominance.

Cela va souvent se dérouler comme suit :
 
Le roi et le prince se voit à 150 mètres de distance et ils sont face à face. Ils commencent à s'envoyer des messages dès qu'ils se voient.  Le prince s'arrête et se tient tranquille (il se fige).  Le roi marche lentement tandis qu'il continue à jeter un coup d’œil sur l'autre chien mais du coin de l'œil.
 
Pendant que le roi se rapproche, le prince commence à se lécher le nez intensément, et il se tourne pour offrir son côté au roi.  Il commence aussi à renifler le sol.  Maintenant le roi arrive assez près du prince et il doit envoyer des signaux plus calmants:  il commence à marcher en formant une courbe et en gardant un certaine distance du prince, lentement et en se léchant aussi le nez. Le prince s'assied et regarde loin en tournant sa tête sur le côté.
 
A ce moment, les deux chiens évaluent s'il est bon de continuer la séance d'approche ou s'il est préférable d'en rester là, loin l'un de l'autre.


Ne forcez jamais les chiens à se rencontrer :

Permettez aux chiens de parler leur langue quand ils se rencontrent, afin qu'ils se sentent en sécurité.  Parfois, ils souhaitent marcher jusqu'à l'autre et entrer en contact, mais il arrive qu'ils estiment qu'il est plus sûr de rester à une certaine distance.  N'oublions pas qu'ils peuvent avoir décrypté les signaux de l'autre alors qu'ils sont encore à plusieurs centaines de mètres.  Ils n'ont pas besoin d'être nez à nez pour cela!

Au Canada, les entraîneurs qui ont assisté à ma conférence, ont proposé un nouveau nom pour ces signaux calmants : 'le langage de la paix ".  C'est exactement ça.  C'est un langage qui est là pour permettre aux chiens d'éviter les conflits ou les résoudre rapidement.  En résumé, ce langage leur permet de vivre ensemble de façon paisible.  Et les chiens sont des experts en la matière!

Observez et voyez très vite par vous-même.  Il est fort probable que vous obtiendrez un bien meilleur rapport avec votre chien, comme avec d'autres, si vous commencez à bien interpréter ce que le chien veut vous faire comprendre.  C’est incroyablement passionnant autant qu'éducatif.

Bienvenue dans le monde du chien et dans la connaissance d'un nouvelle langue à part entière !




Turid Rugaas
Par chris
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Mercredi 30 janvier 2008
D'abord un tout grand merci à Sylvie d'avoir écrit ce super article facile à comprendre pour des néophytes !  Sylvie est aussi une des bénévoles du camp de Sapinhaut, éducatrice spécialisée, monitrice d'éducation canine (MEC) et propriétaire d'un berger allemand. Elle sera au club le dimanche 17 février. Ceux qui seraient intéressés à consulter peuvent me contacter ou contacter Madeleine.
           
                                                          
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…Qu’est-ce que c’est ? :

L’ostéopathie est une médecine qui a pour  but la conservation et le rétablissement de la santé. Elle est fondée sur des principes et concepts précis, ses résultats étant explicables et démontrables.

Elle fut créée par Andrew-Taylor Still, médecin américain du 19ème siècle mais l’utilisation de techniques de manipulation est bien antérieure à cette période.

L’ostéopathie est dite « holistique », c’est-à-dire qu’elle considère le corps dans son ensemble, composé de plusieurs systèmes fonctionnant de manière autonome bien que liés entre eux.
Un bon état de santé correspond à un juste équilibre entre ces systèmes ; si cet équilibre est perturbé, le corps n’est plus apte à se protéger et la pathologie ou le traumatisme s’installe. En conséquence, le corps cherche à fonctionner au mieux en compensant et en s’adaptant afin d’éviter la douleur.

L’ostéopathe va donc chercher à rétablir cet équilibre afin de permettre à l’organisme de fonctionner à nouveau normalement. Il utilisera différentes techniques de manipulations lui permettant d’agir aussi bien sur les structures osseuses, les articulations, les muscles ou encore les viscères.

L’objectif de l’ostéopathe est de rechercher et de traiter le symptôme mais également les causes entraînant l’apparition de ce symptôme, ainsi que les compensations induites. Ces causes comme ces compensations peuvent se trouver dans l’ensemble du corps.  L’ostéopathe ne se contente donc pas de traiter un symptôme et de le soigner, mais il traite également sa cause.

…Pour qui ?

Si l’ostéopathie pour humains a été importée des U.S.A. au début du 20ème siècle, l’ostéopathie pour animaux est beaucoup plus récente. L’homme, ayant constaté les bienfaits de cette médecine sur lui, a souhaité en faire profiter ses compagnons à 4 pattes.
L’ostéopathie pour animaux est en fait l’application des principes de base de l’ostéopathie humaine.
Les chevaux, principalement de compétition, ont été les premiers à bénéficier de traitements ostéopathiques. L’ostéopathie a ensuite été appliquée à d’autres animaux avec des résultats très positifs.

Aujourd’hui, l’ostéopathie est pratiquée sur la majorité des mammifères domestiques et de certains oiseaux.
Quelques professionnels se sont également intéressés aux animaux de cirque ou de zoo.

…Pourquoi ?

Andrew Taylor STILL s’interrogea longuement sur la médecine de l’époque suite à des expériences douloureuses. L’observation des méthodes empiriques des Indiens et ses recherches l’amenèrent à trouver une autre manière de soulager les maux et finalement, à développer l’ostéopathie.

De nombreuses pathologies peuvent être traitées par l’ostéopathe, que ce soit des atteintes de type aigu ou chronique.
Si l’ostéopathe est souvent appelé pour des difficultés de locomotion dues à des problèmes articulaires et/ou musculaires, il est aussi capable d’agir sur certains problèmes viscéraux (ex : diarrhée, vomissements), pour autant que ces troubles soient de type fonctionnel.

En effet, on distingue deux types de pathologies :

• La pathologie « fonctionnelle » entraîne une perte de mobilité d’une ou de plusieurs structures, mais celles-ci  gardent leur intégrité physique et ont un côté réversible.
Dans ce cas, l’organe est « troublé » et ne gère plus correctement les informations lui parvenant de l’intérieur et de l’extérieur.

Exemple : boiterie de l’antérieur gauche suite à une torsion du poignet.

• La pathologie « organique ou structurelle » correspond à une atteinte d’un organe ou d’une structure avec altération des tissus.
Dans ce cas, les tissus composant l’organe sont endommagés.

Exemple : boiterie de l’antérieur gauche suite à un processus d’arthrite.

A noter qu’une pathologie fonctionnelle peut dégénérer en pathologie organique si elle n’est pas traitée.

L’ostéopathe travaille essentiellement sur des problèmes « fonctionnels ».
Dans le cadre de pathologie organique, l’ostéopathe  aura un rôle à jouer pour détendre les structures de l’animal et lui apporter un certain confort mais ses manipulations ne permettront en aucun cas de restaurer les structures atteintes.

Il est donc très important de faire un bilan précis pour définir le type de pathologie affectant l’animal et si elle est du ressort de l’ostéopathe ou du vétérinaire.
En cas de doute, il est préférable d’avoir recours au vétérinaire et d’envisager avec lui des examens complémentaires.

L’ostéopathie peut se montrer efficace dans de nombreuses situations avec comme objectif : la restauration de la mobilité des tissus.  

Voici quelques exemples :
• L’animal boite
• Il a des difficultés à se mobiliser (positions, sauts par exemple)
• Il a des diarrhées chroniques
• Il a des problèmes d’arthrose
• Il a une dysplasie de hanche
• Il a subi une intervention chirurgicale
• Etc.

L’ostéopathe tente de rétablir l’équilibre perdu du corps suite à :
• Chute, entorse et traumatisme
• Animal soumis à un travail inadapté ou avec du matériel inadapté
• Crispation suite à une expérience ou un traumatisme anciens
• Jeune animal exagérément sollicité, par exemple dans le cadre d’entraînements
• Animal avec une mauvaise condition physique
• Animal âgé
• Etc.

A  noter que l’ostéopathie est également utilisée à titre préventif.

…Comment ?

L’ostéopathe n’a que trois outils :
• ses mains
• ses connaissances approfondies de l’anatomie et de la physiologie, ainsi que ses capacités de         réflexion et d’analyse
• sa capacité d’observation

Il n’utilise aucun intermédiaire médical, outils ou médication et n’a aucun don. Sa capacité à « sentir les choses » provient d’un entraînement au niveau du toucher. La palpation fine et les divers tests de mobilité vont lui permettre de percevoir des dysfonctions et d’y remédier.

Outre un travail au niveau du toucher, l’ostéopathe, par ses connaissances anatomiques, est capable de situer et sentir différentes structures osseuses, musculaires, tendineuses, viscérales, etc. et de faire des liens entre les différents systèmes composant l’organisme. Il est à l’écoute de l’animal.

La connaissance approfondie de l’anatomie et des rapports entre les différentes structures, la recherche et l’analyse des causes et des conséquences, le raisonnement et la logique seront aussi essentiels pour l’ostéopathe que la capacité à savoir exécuter telle ou telle technique de manipulation.

Le déroulement d’une visite ostéopathique suit un rituel précis. Après avoir pris des renseignements sur l’animal qu’il va traiter, l’ostéopathe effectue un examen palpatoire qui va lui donner des informations sur l’état de l’animal et aider à cibler le problème. Puis, l’examen dynamique permet d’observer l’animal en mouvement, la morphologie de ses membres et la régularité des allures. Viennent ensuite les « testings », forme de manipulations permettant de vérifier la mobilité des articulations et d’évaluer les limitations et restrictions de mouvements.
Une fois les causes des restrictions localisées, l’ostéopathe va utiliser des techniques manuelles pour restaurer la mobilité des tissus.

Pour conclure …

Si l’ostéopathie permet de traiter de nombreuses pathologies, elle ne peut cependant pas tout et connaît des limites. La collaboration entre vétérinaires et ostéopathes est donc nécessaire pour optimiser la prise en charge de l’animal et viser à son bien-être et à sa bonne santé !


Par chris
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Dimanche 6 janvier 2008
On entend souvent le terme de "dominant" mais qu'en est-il vraiment ? Quel est vraiment le sens de chien "Alpha" ? Voici une petite explication tirée du blog "chiens, loups, chiens-loups".

Le comportement brutal n'est bon pour personne – y compris pour les chiens

http://insidetoronto.com/news/Column/article/33266


UrbanAnimal
16 Novembre 2007 02:25 PM
Jacque Newman

Cher UrbanAnimal,
Mon mari et moi sommes préoccupés par Buddy, notre berger allemand de 9 mois, qui commence à manifester des problèmes de domination vis-à-vis des autres chiens. Il est déjà plus grand que la plupart des chiens de notre voisinage, et nos voisins ne sont pas contents quand Buddy saute sur leurs chiens ou joue trop sauvagement. J'ai téléphoné à l'éleveuse pour un conseil et elle m'a répondu que Buddy était un "mâle alpha", et qu'il avait besoin de dominer les autres chiens.
Elle a rajouté que les autres chiens comprendraient la position de Buddy et apprendraient à se soumettre à lui. Ca semble être une opinion raisonnable, mais nous ne pouvons pas vivre avec un chien pareil. C'est un bon chien dans toutes les autres situations, et il ne pose pas de problème de domination avec nous ou les autres personnes. Nous n'avons pas envie de le garder tout le temps en laisse ou de lui faire porter une muselière. Il n'a jamais mordu d'autre chien mais nous sommes inquiets pour l'avenir. Auriez-vous quelques conseils?
Meighen


Chère Meighen,
Dans le passé, le terme "alpha" n'était presqu'exclusivement utilisé que pour décrire le chef dans une meute d'animaux. Cependant, récemment, nous avons utilisé cette dénomination pour tout animal ou humain qui est fort et agressif. Bien que la force et l'agression puissent être des traits nécessaires chez un chef, nous avons fini par nous rendre compte que la force intérieure et les capacités sociales supérieures sont aussi des éléments nécessaires.

Les chercheurs étudiant les loups ont découvert que l'alpha n'y est pas un fort-à-bras aboyant et s'époumonant. Le véritable alpha est celui qui s'assied tranquillement un peu en surplomb de la meute, hurlant et aboyant rarement.

Ce loup n'a pas besoin de faire savoir sa présence, et il peut parfois ne pas être le plus grand ou physiquement le plus fort de la meute. En fait, une louve pourrait tout aussi bien être l'alpha qu'un mâle. Dans certaines meutes, un mâle et une femelle partagent le rôle. Le véritable alpha respire la confiance paisible et la capacité de diriger. Il n'a pas besoin de prouver sa supériorité en attaquant les autres loups ou par des vocalises surexcitées.

Pensez-y en termes humains.

Le président d'une entreprise florissante n'a pas réclamé d'obtenir le bureau du fond en s'en prenant à ses subalternes ni n'a demandé le respect en tapant du poing sur son bureau. Lorsque le patron alpha se lève et s'en va, il n'alerte pas ses troupes en braillant un "ok les gars, tout le monde me suit."
Il n'y a que quelqu'un qui rêve de devenir alpha qui pourrait utiliser des tactiques aussi grossières.

Quand il s'agit de chiens domestiques, il est naturel d'y appliquer notre connaissance du comportement de meute pour expliquer ou tenter d'excuser un chien tel que Buddy. Mais comme vous le voyez, un véritable alpha n'harcèle pas les autres membres de la meute. Je n'ai pas vu Buddy en action, mais je parie que soit il aime simplement ennuyer les autres chiens, soit il souffre d'un manque de confiance en lui. Oui, exactement comme les humains qui passent leur temps à ennuyer d'autres humains.

Quel que soit le cas, l'avis de votre éleveuse disant que les autres chiens "devaient apprendre à se soumettre" est tout simplement mauvais. Nous apprenons à nos enfants à dénoncer les violents à l'école. Pourquoi devrions-nous permettre que nos chiens soient agressés par d'autres chiens?
Je vais arrêter ici ma diatribe et vous donner quelque conseil.

Buddy va bien entendu encore grandir en taille et en force, et être encore plus à même de blesser un autre animal. Il est crucial pour vous de chercher immédiatement une aide professionnelle.

Votre vétérinaire ou un spécialiste de l'éducation canine pourra établir un bilan de Buddy et suggérer des exercices pour aider à encourager des rencontres amicales avec les autres chiens, ou au moins des rencontres neutres. Un entraînement par le renforcement positif [*] (le récompenser pour tout bon comportement) prendra du temps, de la patience et demandera beaucoup de répétition, mais Buddy est encore jeune et toujours en apprentissage. C'est le moment pour le placer sur le bon chemin qui durera toute une vie.

Pendant que vous serez occupé à lui faire les exercices de sociabilisation prescrits par votre vétérinaire ou entraîneur, il aura besoin de beaucoup d'exercices, mais pas aux dépens d'autres chiens. Pouvez-vous l'emmener tous les jours à la laisse, pour courir ou marcher? Ou lui apprendre à rattraper des balles de tennis ou un disque de frisbee dans un endroit clôturé? Ayez bien entendu toujours la laisse prête, et apprenez à reconnaître les signes qui précèdent les mauvaises rencontres avec d'autres chiens. Les poils qui se hérissent, la tête et la queue qui s'abaissent sont généralement des signes d'attaque potentielle, mais nombre de chiens ne manifestent pas de signes externes. Si c'est le cas, gardez Buddy en laisse quand il y a d'autres chiens à l'entour, jusqu'à ce que vous soyez absolument certaine qu'il est devenu totalement fiable.



[*] cfr "méthode naturelle" (TM) de m. Joseph Ortega, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit
Par chris
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Dimanche 6 janvier 2008
En avez-vous entendu parler ? Connaissez-vous Turid Rugaas ? J'ai trouvé l'article ci-dessous sur le blog très intéressant de Jean-Michel (chiens, loups et chiens-loups) que je remercie de m'avoir permis de reprendre içi.

Signaux d'apaisement du chien (Nicole Wilde)

http://www.gentleguidance4dogs.com/Calming%20Signals.htm


Brandy, un Golden Retriever de 4 mois, a passé la première soirée à l'école pour chiots à rester caché derrière les jambes de sa maîtresse. Cette dernière avait remarqué que Brandy baillait beaucoup, en particulier lorsqu'un autre chiot regardait dans la direction de Brandy. A la fin de l'heure de cours, la maîtresse approcha de l'éducateur et lui demanda si Brandy ne s'ennuyait pas avec cet écolage. L'éducateur répondit : "Un peu craintif, oui, mais pas ennuyé." Et voici pourquoi...

Brandy manifestait ce que l'auteur Turid Rugaas appelle des "signaux d'apaisement." Les éthologues spécialisés du loup ont étudié depuis des années ces communications canines, et ils les appellent des "signaux coupe-circuit," car ils résolvent bien souvent un conflit avant qu'il n'escalade et devienne violence physique. (C'est comme un loup qui crie "pitié! Je me rends!") Peu importe comment vous déciderez de les appeler, ces comportements subtils se rencontrent lorsqu'un chien est stressé. Ils apparaissent souvent lorsque 2 chiens se rencontrent. Un des chiens utilise les signaux pour faire savoir à l'autre qu'il n'est pas une menace. L'autre chien reconnaît les signaux, et souvent répond par des signaux d'apaisement à lui. Le conflit est évité. C'est fascinant!

Une fois qu'ils prennent conscience de ces signaux d'apaisement, nombre de propriétaires sont surpris de constater le nombre élevé de fois où leur chien les manifeste. Deux des signaux les plus courants sont le bâillement et le léchage des babines. Bien entendu, votre chien baillera et se léchera les babines pour bien d'autres raisons aussi, mais si vous observez soigneusement la prochaine fois que vous serez avec lui chez le vétérinaire ou dans toute autre situation représentant un stress potentiel pour le chien, je parie que vous surprendrez votre chien occupé à manifester un de ces 2 signaux. Vous vous souvenez de notre amie Bashful Brandy? Elle ne s'ennuyait pas, elle avait peur des autres chiots dans la classe et baillait à cause du stress enduré.

Voici quelques autres signaux canins d'apaisement : faire demi-tour avec tout le corps ou juste détourner la tête, détourner le regard, ou développer un soudain intérêt pour quelque chose de fascinant sur le sol. Tous ces mouvements physiques détournent le chien qui ne doit plus regarder de face le "Truc Qui Fiche la Trouille." (Suggestion : quand vous marchez avec votre chien, approcher d'un autre chien directement en face à face peut être une situation de confrontation. Faire un large arc de cercle l'un autour de l'autre est quelque chose de plus naturel, et permet une présentation moins menaçante, présentant le côté.) Un autre signal type de détournement, c'est le chien qui a une soudaine démangeaison: "Je m'occuperai de toi, Truc Effrayant, aussitôt que j'aurai finit de me retourner pour mordre ce truc qui me démange soudain à mon arrière-train!"

Croyez-le ou non, mais les gens peuvent utiliser les signaux d'apaisement pour aider à mettre leurs chiens à l'aise. Essayez ceci : la prochaine fois que votre chien a l'air stressé, attirez son attention et ensuite baillez exagérément, ou léchez vos lèvres à maintes reprises. Vous pourriez être surpris. Il pourrait bien vous répondre avec ses propres signaux d'apaisement, ou simplement se détendre. Bien que vous puissiez utiliser n'importe quel des signaux, faites preuve de discernement quant à utiliser le gratouillis en public!

Apprenez à reconnaître les signaux de nervosité de votre propre chien est quelque chose d'extrêmement utile. Agir de la sorte vous permettra de saisir ses premiers signes d'anxiété, de sorte que vous pourrez éloigner votre chien de ce qui le stresse avant que la situation ne dégénère vers autre chose, comme les grognements ou l'aboiement pour faire fuir le Truc Effrayant. En étant attentif à ces signaux, cela vous aidera aussi lors des séances d'entraînement, pour vous rendre compte quand vous poussez votre chien un peu trop, ou quand il a besoin de faire une pause pour jouer. Observez votre chien quand il rencontre et salue d'autres chiens et personnes, et vous verrez les signaux s'échanger. Vous en tirerez une précieuse information sur son malaise selon la manière dont quelqu'un le salue, ou avec la présence d'un autre chien.

Pour de plus amples informations sur les signaux d'apaisement, lisez le livre (en anglais) de Turid Rugaas "On Talking Terms with Dogs: Calming Signals", ou sa vidéo "Calming Signals: What Your Dog Tells You", et lisez "Help for Your Fearful Dog" (Phantom Publishing). Une fois que vous vous serez familiarisé avec ces signaux, ce sera comme si un monde secret de communication canine s'était ouvert pour vous!

Nicole Wilde, CPDT (Certified Pet Dog Trainer / Éducatrice canine diplômée) est l'auteur de 6 livres traitant du sujet, dont "So You Want to be a Dog Trainer" et du livre précité "Help for Your Fearful Dog" (Phantom Publishing). Nicole organise des séminaires tant aux USA qu'internationallement, elle est membre du "Faculty and Advisory Board of the Companion Animal Sciences Institute," et une des 2 vedettes du film DVD "Train Your Dog: The Positive Gentle Method", apparaît dans les films DVD "Dog Whisperer" (avec Paul Owens), contribue à divers articles sur l'éducation canine dans des publications imprimées et en ligne, y compris les "Modern Dog Magazine" et "Dog Star Daily." Nicole peut être contactée (en anglais) via courriel :phantmwlf@aol.com

(c) 2001 Nicole Wilde.
Par chris
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Lundi 1 octobre 2007
Elections07 – Une notation de protection animale.

La PSA a effectué un ratting assez intéressant sur la manière de voter de nos parlementaires fédéraux, à ce sujet. Dans le débat à venir sur la nouvelle législation il est important d'élire des parlementaires qui pourront soutenir les amis des chiens... et ils ne sont pas nombreux !

Les informations, notamment par cantons, se trouve sur la page de la Protection suisse des animaux.




Par chris
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Lundi 1 octobre 2007


Le Conseil fédéral et la CSEC-N ratent leur cible

Berne, le 17 septembre 2007. La Société cynologique suisse (SCS), Protection suisse des animaux (PSA) et la Société des vétérinaires suisses (SVS) parlent d’une seule voix: les propositions que le Conseil fédéral et la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) avancent en matière de législation sur les chiens sont disproportionnées par rapport au but visé. Les exigences qui y sont formulées sont fortement influencées par la pression de l’opinion publique et par le débat tendancieux qui fait rage ces derniers temps.


Communiqué de presse


La procédure de consultation relative aux propositions du Conseil fédéral et de la CSEC-N visant à revoir la législation sur les chiens est arrivée à son terme le 15 septembre. La SCS, PSA et la SVS ont étudié de façon approfondie ces propositions et sont déterminées à faire un front commun contre les défauts des projets de loi. Il y a notamment lieu de corriger les aspects suivants :

• L’obligation générale de tenir les chiens en laisse dans les zones construites est incompatible
avec une détention adaptée à l’espèce. De surcroit, elle n’est ni applicable, ni contrôlable.

• Les spécialistes sont unanimes à penser qu’il n’est ni faisable ni pertinent de classer les chiens
par la taille, le poids, la race et le type de race. Le danger que représente un chien dépend de
sa socialisation et de son dressage. La formation de base et la formation continue du propriétaire,
sans oublier le comportement de celui-ci, jouent aussi un rôle ici. En outre, une telle classification
entraînerait des frais administratifs insupportables. Cette réglementation absurde toucherait la
moitié environ des propriétaires de chien, qui auraient besoin d’une autorisation cantonale pour
garder leur animal. En revanche, les milieux visés par cette réglementation n’auraient aucune peine
à la contourner.

• L’interdiction de certaines races de chiens, qui serait le corollaire de la proposition de la
CSEC-N, est impossible à appliquer dans les faits, les croisements empêchant d’attribuer sans
équivoque un chien à une race ou à l’autre. Rappelons qu’il est prouvé que le danger n’est pas
fonction de la race.

• Nous rejetons également l’introduction de la notion de responsabilité civile fondée sur le
risque, comme le propose le Conseil fédéral. Les propriétaires de chiens ne doivent pas répondre
en toutes circonstances des accidents provoqués par les chiens, c’est-à-dire même lorsqu’ils ont fait
preuve de la diligence voulue. La responsabilité civile fondée sur le risque convient aux risques
majeurs, comme les fabriques d’explosifs ou les installations nucléaires. Or, un chien n’est pas une
centrale nucléaire !

Les propositions ont par ailleurs de graves conséquences dont il n’a pas été tenu compte dans les projets mis en consultation. Nous devons ainsi nous attendre à ce que les foyers pour animaux soient débordés par le nombre de chiens impossibles à replacer. En outre, de nombreux problèmes seraient transférés aux organismes de protection des animaux, qui ne pourraient en supporter les conséquences financières.

Adopter des règles d’importation et d’élevage plus restrictives

Les organisations signataires ont plusieurs fois offert leurs services pour rechercher des solutions légales efficaces. Nous œuvrons énergiquement à l’adoption de règles d’importation et d’élevage plus restrictives.
Actuellement, de nombreux chiens proviennent de chenils étrangers qui pratiquent l’élevage de masse sans la rigueur requise. Les chiens arrivent en Suisse déjà malades et perturbés. Il faut mettre le holà à cette pratique en autorisant uniquement l’importation de chiens provenant d’élevages reconnus. La limitation de l’élevage à des chenils reconnus et contrôlés permettrait en outre d’empêcher l’élevage clandestin de chiens agressifs.

Tenir compte des experts et des personnes concernées

La SCS, la SVS et la PSA représentent plus de 320 000 membres et bienfaiteurs. Nous attendons du Conseil fédéral et de la CSEC-N qu’ils tiennent compte de nos réponses aux consultations et les intègrent à la suite des travaux législatifs. Lors de l’élaboration de leurs propositions, les autorités ont malheureusement fait fi des recommandations des experts et n’ont pas voulu collaborer avec nos organisations. Il serait inacceptable que les milieux spécialisés directement concernés restent exclus de la suite des délibérations.



Personnes de contact

Peter Rub Heinz Lienhard Charles Troillet
Président de la Société
cynologique suisse
peter.rub@hundeweb.org
Tél.: +41 31 380 14 99

Président de Protection
suisse des animaux
sts@tierschutz.com
Tél.: +41 61 365 99 99

Président de la Société des
vétérinaires suisses
info@gstsvs.ch
Tél.: +41 79 205 32 91
Par chris
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